Dans un billet du mois de Septembre, j’avais repris les propos du Sénateur Vasselle sur la convergence tarifaire. Voici une interview complète donnée par celui-ci à Agnès Verdier-Molinié de l’IFRAP (Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques).
Auteur d’un amendement pour une convergence des tarifs entre hôpitaux et cliniques en 2014 et du rapport du Sénat au nom de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale intitulé « En attendant la convergence tarifaire… »
iFRAP : Pourquoi la convergence des prix entre les tarifs des cliniques et des hôpitaux semble-t-elle inatteignable alors que votée plusieurs fois dans son principe par la représentation nationale ?
Alain Vasselle : C’est sans doute une absence de volonté d’accélérer la convergence des tarifs par crainte de mouvements sociaux à l’hôpital public et des réactions de certains mandarins. Comment se fait-il qu’on n’arrive toujours pas à expliquer qu’un même acte peut coûter 40% de plus à l’hôpital qu’en clinique ? Et cela en incluant les honoraires des médecins du privé. Il faut bien sûr prendre en compte les différences et comparer ce qui est comparable. Depuis 2005, quinze ou seize études ont été lancées pour étudier les différences liées aux missions de service public ou aux spécificités des soins entre hôpitaux et cliniques. Or, nous n’aurons les résultats de ces études qu’en 2012 !



