Si la Loi Bachelot crée des outils pour faciliter les recrutements médicaux dans le secteur public, aucun dispositif n’existe pour l’installation dans les cliniques privées. On ne peut pas non plus considérer que l’Université participe à faire connaître auprès des étudiants en médecine le secteur hospitalier privé, ou à s’approprier les aspects juridiques et administratifs de l’installation.
Nous sommes donc face à une béance qu’il s’agit de combler. Pour faire face à cette carence en information et formation et ainsi lutter contre les déserts médicaux, j’ai eu la fierté d’annoncer récemment avec le Groupe Vitalia, un nouveau Contrat d’Engagement de Service Privé (CESP), que nous avons élaboré depuis l’été 2009.
Avec le CESP, Vitalia propose aux étudiants qui le souhaitent une démarche donnant-donnant. Signé un an avant la fin de leur cursus, ce contrat invite les internes et chefs de clinique à s’installer au sein d’un établissement du groupe après obtention de leur diplôme, en échange de quoi Vitalia apporte à chaque étudiant une aide personnalisée qui est bien plus que financière: notre ambition est de réellement accompagner les signataires en leur fournissant tout ce dont ils ont besoin en termes d’expertise, information et conseil.
Les trois volets du CESP nous engagent ainsi à :
- Proposer à chaque étudiant l’établissement de notre Groupe qui correspond le mieux à ses projets professionnels et personnels ;
- Lui apporter une aide financière grâce à un partenariat avec deux banques à l’installation (versement de 20 000 euros à chaque signataire, durant l’année précédant l’installation) ;
- L’accompagner dans toutes ses démarches administratives et juridiques.
Pour mieux préparer les étudiants en médecine à se lancer dans la vie active et pallier à la désertification de certains bassins de population, Vitalia compte signer une dizaine de CESP d’ici la fin de cette année (trois sont déjà en cours), et une vingtaine par an à partir de l’année prochaine.



